Le nuage «bleu» de Facebook est-il trop noir ?

Publié le par e-commerce

 
Facebook.jpgEn mars 2010, Greenpeace publiait un rapport sur la contribution du cloud computing au dérèglement climatique (Make IT Green). Dans le cadre de ce rapport, un certain nombre de géants de l’Internet étaient épinglés et invités à envisager la construction centre de stockage de données plus respectueux de l’environnement, notamment au regard des sources d’énergie utilisées.

Le 1er septembre dernier, Kumi Naidoo, Directeur Exécutif de Greenpeace International, enfonce le clou en adressant une lettre à Mark Zuckerberg, PDG de Facebook. Cette lettre est largement motivée par l’annonce du doublement de la capacité du site de stockage de Facebook situé à Prineville en Oregon, qui fonctionne quasiment exclusivement grâce au charbon, source d’énergie polluante s’il en est.

Greenpeace ne condamne pas le recours à des solutions de cloud computing mais invite à des décisions plus responsables lors de la conception et de la construction de ces centres de stockage de données.

M. Naidoo invite Facebook au dialogue pour la mise en place d’une politique environnementale cohérente qui s’appuierait sur cinq axes principaux concernant les centres de stockage :

 - Un engagement de mettre en place un plan pour la cessation de l’utilisation du charbon comme source d’énergie ;
 
- L’utilisation de la puissance commerciale de Facebook pour choisir des lieux qui permettent d’avoir recours à des énergies propres et renouvelables ;
 
- L’engagement de se faire l’avocat de changements règlementaires en faveur du climat au niveau local, national et international afin de s’assurer que la fourniture de solutions d’énergie renouvelable augmente proportionnellement à la consommation en énergie des entreprises IT;
 
- Publication des émissions de gaz à effet de serre générés par Facebook ;
 
- Publication de cette politique environnementale sur leur site afin que tous les utilisateurs puissent suivre son évolution.

De nombreux groupes Facebook ont d’ores et déjà été créés pour faire pression sur le géant afin qu’il révise au plus vite sa politique énergétique. Le plus important d’entre eux, celui créée par Greenpeace : «We want facebook to use 100% renewable energy» (Nous voulons que Facebook utilise 100% d’énergies renouvelables) rassemble aujourd’hui près de 300 000 membres du monde entier et s’enrichit chaque jour.

Alors que la crise climatique est au centre de débats, Greenpeace aimerait que Facebook, qui compte aujourd’hui plus de 500 millions d’utilisateurs, s’oriente vers des solutions plus écologiques et qu’il se serve de sa notoriété pour «être un leader influent pour le développement des énergies renouvelables.»

Détail amusant, ou comble dans cette polémique Facebook/Énergies sales, en mars dernier plusieurs articles relevaient que les serveurs Greenpeace ne seraient eux-mêmes pas si écologiques qu’ils le voudraient ! Le leader de l’écologie ne devrait-il pas d’abord «balayer devant sa porte» voire suivre ses propres recommandations données au leader du secteur IT. À ce titre Facebook n’a pas hésité à le leur rappeler : «We're just as green as you» (Nous sommes aussi écologique que vous) () Crédit photo Martin Pettitt : http://energie-climat.greenpeace.fr/

Publié dans actualités e-commerce

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article