E-commerce : le développement du secteur tributaire de la confiance numérique

Publié le par e-commerce

 

De 9 000transactions seulement en 2008, le secteur a réalisé plus de 200 000 tran-sactions en2010.

 

Le commerce électronique au Maroc connaît un essor considérable. En deux ans son chiffre d'affaires a été multiplié par dix. Il est passé de 31 millions de DH en 2008 à 300 millions de DH en 2010.

«  Le secteur est porteur et il est appelé à se développer davantage dans les prochaines années », avait souligné, à juste titre, Ahmed Reda Chami, ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, lors de la journée nationale du commerce et de distribution. Le nombre des transactions électroniques traduit lui aussi la croissance prodigieuse que connaît le secteur.


De 9000 transactions seulement en 2008, il a réalisé plus de 200 000 transactions en 2010. Autre indicateur qui renseigne sur la vitalité du secteur,  le nombre des sites dédiés à l'e-commerce a progressé notablement, passant de 70 en 2009 à 250 en 2010.

Cette dynamique a favorisé l'émergence d'opérateurs qui réalisent des chiffres d'affaires significatifs. «Maroc Tele Commerce» en est un. Créé en 2001 par des banques marocaines, il se positionne comme le premier opérateur de commerce électronique sur le plan national.


Le montant total des transactions effectuées auprès des e-marchands qui y sont affiliés a atteint 69 millions de DH au deuxième trimestre 2010. Une progression de 30% par rapport

au premier trimestre 2010. Le premier semestre 2010 ayant enregistré 122 millions de DH. « Nous avons un cadre juridique et réglementaire favorable qui encourage le commerce électronique », a souligné M. Chami, citant à cet égard la loi 08-09 sur la protection des données à caractère personnel, la loi 08-31 édictant des mesures relatives à la protection

du consommateur ainsi que la loi n° 53-05 relative à l'échange électronique de données juridiques.
Mais, selon beaucoup d'observateurs, le Maroc a certes fait des avancées indéniables, mais le secteur offre encore des potentialités et des niches de développement toujours inexploitées.


Ils estiment ainsi que la défiance décourage de larges pans de la société à recourir aux transactions électroniques.
Pour ces observateurs, afin d'installer réellement le commerce électronique dans les habitudes des citoyens et faire des transactions en ligne un acte quotidien banal, il faudra renforcer la « confiance numérique». Derrière ce terme savant qu'on doit à la stratégie Maroc Numeric 2013, se cache la clef, selon eux, qui permettra aux transactions électroniques de se répandre à grande échelle. La stratégie Maroc Numeric insiste en effet sur la relation de cause à effet entre l'essor de l'e-commerce et les garanties qu'offrent aux Marocains les lois relatives à la protection de leurs données personnelles.


La confiance en l'économie numérique passe en outre, selon cette stratégie, par « la mise en place d'organismes supports chargés d'assister les acteurs de la société en matière de sécurité des systèmes d'information (SSI) ». Ces organismes seront chargés,

entre autres, de fournir une expertise dans la SSI, de garantir la sécurité des infrastructures critiques et la protection des données personnelles. Certains d'entre eux ont déjà vu le jour (la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel dont le président vient d'être nommé par S.M. le Roi), d'autres sont encore en gestation ou attendent leur activation.

Loi n° 53-05

La loi n° 53-05 relative à l'échange électronique de données juridiques fixe le régime applicable aux données juridiques échangées par voie électronique, à l'équivalence des documents établis sur papier et sur support électronique et à la signature électronique.

Elle détermine également le cadre juridique applicable aux opérations effectuées par les prestataires de service de certification électronique, ainsi que les règles à respecter par ces derniers et les titulaires des certificats électroniques délivrés. 

Dans son  article 417-1 elle stipule par exemple que «  l'écrit sur support électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier » et que « l'écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité ».

S'agissant des sanctions, la loi précise par exemple que «  sans préjudice de dispositions pénales plus sévères, est puni d'un emprisonnement d'un mois à six mois et d'une amende de 20.000 DH à 50.000 DH quiconque divulgue, incite ou participe à divulguer les informations qui lui sont confiées dans le cadre de l'exercice de ses activités ou fonctions ».

source : www.lematin.ma

 

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