4ème ASSISES de l’Intelligence Économique

Publié le par e-commerce

4ème ASSISES de l’Intelligence Économique
Les défis de l’innovation ouverte et de la prospective
Alger
14-15-16 Novembre 2010

 

Veille.ma est partenaire officiel de ces 4ème assises.


La performance de l’entreprise dans la société industrielle et de services est fondée sur la production efficiente et/ou sur la singularité. Ces deux voies conduisent à la domination par les coûts (par exemple Easy Jet, Ryan Air ou Lidl) et à la différenciation (par exemple, Apple, Pixar ou Emirates Airlines). Ces deux voies sont explorées par la plupart des firmes dont la pérennité est tributaire de la réussite dans le(s) chemin(s) emprunté(s).

Mais au fil du temps, à l’image des comportements des consommateurs devenus standardisés à l’échelle du monde, les stratégies des firmes semblent se rapprocher. En termes de coûts, il devient de plus en plus difficile de dominer ses rivaux et chaque acteur est en mesure de connaître la structure optimale des coûts. En termes de différenciation, le chemin semble de plus en plus étroit pour identifier le couple marché/produit susceptible de permettre aux entreprises d’opérer de façon indépendante et éloignée de leurs concurrents.

Dès lors, comment éviter d’être « noyé dans la masse » et comment échapper à l’homogénéité ? Deux axes majeurs semblent retenir l’attention aujourd’hui.

Le premier axe a trait à l’innovation. Celle-ci, susceptible d’être fondée sur la détection des signaux des marchés, qu’ils soient faibles ou forts, peut être issue de l’alchimie qui résulterait d’un dialogue constructif entre la recherche fondamentale et appliquée, l’industrie et les services. Cette innovation peut résulter également de petites innovations des organisations, mises en situation permanente de recherche et d’exploitation d’informations décisives. L’agrégation de ces innovations, qui se produit au quotidien, peut conduire à terme à des avantages non négligeables. L’innovation passe par ailleurs par le décloisonnement des spécialités et des fonctions pour stimuler la circulation des connaissances. Dans cette perspective, non seulement, les organisations doivent être transversales pour développer une culture forte du patrimoine immatériel, mais elles doivent également s’ouvrir aux autres - partenaires, concurrents, fournisseurs, clients, etc. Comme le disait R.W Emerson, « nos meilleurs idées viennent des autres ». L’innovation ouverte émerge dans cette veine comme un véritable challenge, à la fois parce qu’elle nécessite un changement de mentalité à l’intérieur des organisations, mais également parce qu’elle change la donne en matière de fondement de la performance. Celle-ci ne serait plus liée au développement d’un produit ou d’un marché de façon inédite, mais dans la gestion des différents partenaires des entreprises, intervenant dans le processus d’innovation.

Le second axe est celui de l’intelligence. Non pas une intelligence individuelle dont seraient dotés des individus hors normes : des dirigeants visionnaires, des managers innovateurs, des responsables de produits particulièrement doués, etc. Plutôt une intelligence collective (IC), qui émergerait de l’interaction des différentes parties prenantes composant les organisations, que ces parties prenantes soient internes (salariés, managers, etc.) ou externes (fournisseurs, clients, etc.). Cette IC serait d’autant plus significative et différenciatrice que l’économie est de plus en plus ouverte et que les firmes travaillent avec des parties prenantes éparpillées à travers le monde. Cette IC, pouvant être construite au moyen d’un management des connaissances (knowledge management ou KM) adroit, requiert plus que jamais la maîtrise appropriée de technologies de l’information et de la communication (TIC) de plus en plus complexes. Dans cette perspective, l’utilisation combinée de l’IC et des TIC augmenterait de façon importante la performance des interactions humaines. L’adoption de cette combinaison ne va pas cependant de soi. D’aucuns pensent encore que l’IC peut être développée de façon peu structurée et/ou sans s’appuyer nécessairement sur des équipements soft de plus précis et sophistiqués et. Outre la résistance traditionnelle au changement s’ajoutent des raisons culturelles, liées particulièrement à des contextes géographiques, favorisant le goût pour le contact humain et la primauté accordée à la communication verbale dominante. Cet ensemble de réticences, illustratives de croyances devenues obsolètes, risque d’être préjudiciable aux entreprises qui ne sauront pas s’appuyer sur les récentes évolutions observées dans les TIC pour construire leur IC. En revanche, celles qui pourront les utiliser avec beaucoup d’acuité, sauront mieux construire leur avantage concurrentiel et in fine, sauront améliorer leur performance.

Comment piloter ces deux axes ? Outre les outils traditionnels de maîtrise des flux d’informations (veille, tri et stockage de l’information, analyse de l’information, etc.), il faut être en mesure de gérer de façon appropriée les bases de données, les data warehouse), les outils d’information et de communication, les outils collaboratifs, le web sémantique, etc. et d’intégrer l’information dans les processus de décisions. Il faut également être apte à identifier les partenaires adéquats, à repérer les marchés de demain, à comprendre les notions de contrôle et de partage de la propriété intellectuelle, à opter pour la meilleure forme de coopération, à trouver les sources de financement, etc. L’innovation ouverte conduit obligatoirement à de nouvelles approches stratégiques et au final, à une Nouvelle Intelligence Économique.

Organisées par VIP Groupe depuis 2006, les Assises de l’Intelligence Économique et de Veille Stratégique réunissent des responsables économiques et des managers, issus des institutions publiques et du monde industriel et social. Se voulant un espace de rencontres et d’échanges, ces Assises nourrissent la réflexion sur les enjeux stratégiques majeurs auxquels nos entreprises et nos organisations doivent faire face en ce début de XXI siècle. Le thème de cette 4ième manifestation est l’occasion d’approfondir la connaissance des ces enjeux en débattant des nouvelles ressources immatérielles apportées par l’évolution, à un niveau international, de plus en plus intense des TIC (technologies de l’information et de la communication).

Les 20 Experts invités sauront apporter leur éclairage aux débats attendus en insistant sur les connaissances obtenues dans le domaine de l’Intelligence économique, sur leur mise en œuvre dans les entreprises et les organisations et les retours d’expérience.

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